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Ce que les guides de 2026 annoncent pour une cuisine au Québec, ce qui fait bouger ton prix, et les règles RBQ, de vente itinérante et de taxes qui encadrent ta soumission.
En 2026, tes clients consultent des guides de prix. Pour un projet de milieu de gamme, ces guides placent une rénovation de cuisine au Québec autour de 30 000 $ à 55 000 $. Soumission Rénovation donne une moyenne d’environ 39 500 $. Ton prix ne se cale pas sur ces fourchettes : tu le construis poste par poste. Ensuite, tu expliques au client où ta soumission se situe par rapport à ce qu’il a lu. Et avant même le chiffre, deux règles du Québec décident de la façon de vendre. Il y a la licence RBQ, puis les dix jours d’annulation si c’est toi qui as fait les premiers pas.
Deux sources récentes et indépendantes publient des fourchettes pour le Québec, matériaux et main-d’œuvre compris. Aucune ne précise si elles incluent les taxes :
| Gamme | Soumission Rénovation (avril 2026) | RénoAssistance par Desjardins (septembre 2026) |
|---|---|---|
| Rafraîchissement / base | 18 000 $ – 25 000 $ | 15 000 $ – 30 000 $ |
| Milieu de gamme | 30 000 $ – 48 000 $ | 30 000 $ – 55 000 $ |
| Haut de gamme | 60 000 $ et plus | plus de 60 000 $ |
Sources : Soumission Rénovation, mis à jour le 13 avril 2026, et RénoAssistance, 9 septembre 2026. Ce sont des estimations de plateformes de mise en relation, pas des statistiques officielles.
Les deux guides s’entendent sur les leviers, moins sur les proportions. Soumission Rénovation attribue de 40 % à 50 % du budget aux armoires. RénoQuotes, de la même entreprise, dit plutôt 30 % à 40 %. RénoAssistance situe la main-d’œuvre entre 30 % et 40 % du budget. Ces écarts disent surtout une chose : la répartition dépend du projet. C’est ta propre soumission, poste par poste, qui la fixe.
Le Code civil du Québec distingue les deux. Si ta soumission est une estimation, le client ne paie pas forcément un dépassement. Il le paie seulement si tu le justifies par des travaux que tu ne pouvais pas prévoir (article 2107). Si c’est un prix forfaitaire, il tient dans les deux sens, sauf entente contraire (article 2109). Un mur pourri derrière les armoires est alors à tes frais, à moins que ta soumission ne l’ait prévu.
Le client peut aussi résilier le contrat en tout temps en payant les travaux faits (articles 2125 et 2129). Tu réponds des malfaçons pendant un an après la réception (article 2120). Écris noir sur blanc ce que ton prix comprend et ce qu’il ne comprend pas. Dis aussi comment tu chiffreras un changement : c’est l’essentiel d’une bonne soumission d’entrepreneur au Québec.
Au sens de la Loi sur le bâtiment, quiconque exécute des travaux pour autrui ou présente une soumission pour les faire est un entrepreneur (article 7). Même le prix que tu donnes exige une licence RBQ (article 46). Un client peut demander l’annulation d’un contrat conclu avec un entrepreneur sans licence (article 50). Ton numéro de licence doit apparaître sur chaque estimation, soumission, contrat et facture (article 57.1). Inscris-le sous la forme « Licence RBQ : XXXX-XXXX-XX » (RBQ).
Pour une cuisine complète, l’entrepreneur général détient la sous-catégorie 1.2 (petits bâtiments) ou 1.3. Un spécialiste peut, par exemple, détenir la 12 pour les armoires et comptoirs, la 9 pour la finition ou la 4.2 pour la céramique. L’électricité reste réservée à la sous-catégorie 16 et la plomberie aux sous-catégories 15. Tu les sous-traites à un entrepreneur qui les détient, même si tes propres employés ont des cartes de métier. Le détail des sous-catégories est dans notre guide de la licence RBQ.
Tu vends une cuisine au domicile du client, à sa propre demande ? Ce n’est pas une vente itinérante (article 57 de la Loi sur la protection du consommateur). Mais si tu as fait les premiers pas, l’Office de la protection du consommateur considère qu’il s’agit d’une vente itinérante. Ça comprend le fait de rappeler une personne qui a laissé ses coordonnées sur les réseaux sociaux pour une « évaluation ». Il te faut alors un permis de l’OPC et un cautionnement. Il te faut aussi un contrat écrit avec les mentions de l’article 58 et le formulaire d’annulation. Le client dispose de dix jours pour annuler — un an si le contrat n’est pas conforme (article 59).
Pendant ces dix jours, tu ne peux pas recevoir de paiement (article 60). Tu ne peux pas non plus commencer les travaux, installation comprise (article 60.1, en vigueur depuis la fin de 2024). Prévois-le dans ton calendrier. Notre article sur la protection du consommateur pour les entrepreneurs détaille ces règles.
Une rénovation se facture avec la TPS de 5 % et la TVQ de 9,975 %. Le statut de petit fournisseur dispense de les percevoir. Il s’arrête à 30 000 $ de ventes taxables sur quatre trimestres (article 148 de la Loi sur la taxe d’accise). Une seule cuisine de milieu de gamme dépasse ce seuil. Inscris-toi avant de signer, si tu ne l’as pas encore fait. Annonce aussi clairement si tes montants sont avant ou après taxes. Notre article sur la TPS et la TVQ des entrepreneurs détaille l’inscription.
Côté client, il n’existe pas en 2026 de crédit d’impôt québécois général pour rénover une cuisine. Le programme RénoVert est fermé. Le crédit fédéral pour l’accessibilité domiciliaire peut toutefois couvrir jusqu’à 20 000 $ de dépenses par année. Il vise des travaux faits pour une personne de 65 ans et plus ou en situation de handicap (Agence du revenu du Canada). Un comptoir abaissé ou des armoires accessibles peuvent en relever. Notre guide pour devenir entrepreneur en construction au Québec réunit toutes les autres démarches de l’entrepreneur au Québec.
Le mur pourri derrière les armoires
Tes soumissions devraient te faire signer des jobs, pas te coûter de l’argent.
Quand chaque poste — armoires, comptoir, plomberie, électricité, imprévus — est sur sa propre ligne, le client voit où va son budget et toi, ce que coûte un changement — SendWork prépare et envoie la soumission depuis ton cellulaire.
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